mercredi 9 mars 2016

Les crépuscules

Le printemps tarde parfois à se pointer. Sous la braise d’hiver, il couve, se roule encore au chaud, attend le bon moment. Certaines années il fait date : 18 mars, affrontements à Redon avec la police, 20 mars, trois cents étudiants saccagent le siège d’American Express à Paris, 22 mars, occupation de la faculté de Nanterre par les étudiants, 23 et 24 mars, émeutes de subsistance à Marseille, 27 avril, émeute à Paris. Le début de l’année 2016 résonne étrangement comme un écho des années 1789 et 1968. Ça bouillonne partout, ça trépigne, ça gronde, ça prend la parole, ça impose le retour à la démocratie. Qui ça ? Le peuple. Le peuple trop longtemps méprisé.




« Ce n’est plus le temps où, sous le voile imposant de droits constitutionnels, un petit nombre de représentants avait trop de force pour empêcher et où le grand nombre n’en avait jamais assez pour agir. »
(Barère, Le Point du jour du 24 juin 1789)

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